Jésus se révèle être le lien, l’itinéraire et le modèle…
Lien. Jésus promet de revenir nous prendre avec Lui et demeurer où il est. Quoi de plus plaisant que d’être avec Lui-même au-delà de la mort ? Quoi de plus « appelant-la-confiance » que de s’entendre dire : Je viens vers toi… C’est une promesse, et donc elle s’accomplit. Le Christ est le lien entre nous, avec nos défunt.e.s, avec le Père, avec le monde, etc. Il est LIEN par essence, pourrait-on dire. Chaque fois que je lie, Il est présent ; chaque fois que je me lie à quelqu’un.e, Il est présent. L’Eglise, peuple des disciples du Christ, a pour vocation de toujours faire du lien…avec quiconque…en tout temps et lieu. Et si le vis-à-vis ne veut pas ? Liberté.
Itinéraire. Comme quand on prend une carte pour se repérer dans le paysage, en randonnée ou sur les routes des vacances, on peut consulter le Christ pour apprendre à Le lire et discerner où Il nous pointe le doigt pour indiquer le sens, la direction. Et le bon chemin à prendre passe par effet miroir par le chemin de vie de Jésus dont les Evangiles nous déroulent les étapes. Avec au moins un focus : la rencontre avec l’autre, tout autre, chaque autre.
Jésus, Lui, a révélé Dieu comme Père ; il en est le reflet parfait. Mieux, Il le laisse transparaître au travers de chaque parole et geste rapportés dans les Evangiles. Et perpétués, pour certains, jusqu’à aujourd’hui : fraction du pain, verser de l’eau, oindre, écouter, admonester, prendre par la main, etc. Et si le vis-à-vis ne marche pas ? Le chemin est aussi important que le but. Liberté encore.
Modèle. Un seul modèle pour notre humanité : le Christ, vrai Homme. Vraiment Homme, pleinement Homme. A sa façon, certes. Nous n’avons pas à faire du copier-coller mais à relire nos méandres existentiels à la mesure de CE modèle-là qu’est le Christ, et comparer : en quels points Lui suis-je semblable ou pas ? En quoi ce que je traverse ou expérimente est en écho à une expérience de Jésus telle que rapportée dans l’un des Evangiles ? Et du coup, se rendre compte que parfois, on est en deçà, et parfois au-delà de Lui. Et que nous pouvons continuer la conversion – Lui ressembler davantage dans mon contexte – ou se réjouir du fait que nous avons fait « même des plus grandes » œuvres que Lui. Sans orgueil autre que de pouvoir dire que de toute manière, je cherche à être Son disciple, et qu’Il m’appelle ami, et non plus serviteur… Liberté toujours.
Thierry Schelling
